Le terme juriste peut sembler pour certains très générique, pouvant tout aussi bien faire référence, au juriste salarié, libéral, ou à l’homme de droit en général, regroupant ainsi l’ensemble des métiers du droit.

Ce qui est sûr, c’est qu’au delà de ce concept qui ne semble tourner qu’autour du normalisme et de la loi, le juriste est au coeur d’une multitude de domaines qu’il lui faut prendre en compte afin de proposer les solutions les plus adaptées à chaque situation.

En effet, comment un juriste d’entreprise pourrait-il proposer ses conseils à cette dernière, sans tenir compte des aspects économiques et financiers, humains, politiques ou encore déontologiques.

Chaque situation se trouve être au croisement de plusieurs intérêts, devant être pris en compte, et nécessitant donc d’être préalablement compris, afin d’être gérés au mieux…C’est là la recherche d’un compromis, visant à satisfaire l’ensemble des exigences et dogmes propres à chaque domaine.

Ainsi, la fiscalité, la comptabilité, le droit des contrats, les techniques de financement, et bien sûr les influences communautaires ou internationales, interviennent très fréquemment de façon conjointe dans le cadre d’un cas d’étude.

Cela fait ainsi tout l’intérêt de la mission de juriste, qui, en plus d’être poussé à la spécialisation par les acteurs du marché, se doit de garder une certaine polyvalence, et un goût certain pour l’apprentissage continu, ce que l’on appelle clairement depuis quelques années ” la formation continue “.

Celle-ci se veut d’autant plus nécessaire dans un milieu soumis à une forte mouvance, en constante évolution et fréquemment remis en cause, assailli de nouvelles lois, complétées de décrets, circulaires et autres instructions.

Il faut bien évidemment compter également sur les nombreuses interprétations juridictionnelles, qui aujourd’hui ne se veulent plus uniquement nationales, mais aussi communautaires, voire même internationales ( notamment en matière comptable ).

Etre juriste, c’est donc le goût de l’actualisation des connaissances, de la reflexion personnelle, et de l’échange avec d’autres spécialistes du monde économique, juridique et social, afin de permettre au Droit de se mettre au service des intérêts collectifs ou privés de la façon la plus adaptée…